Intervention de l’ergothérapeute, dans le cadre de la privation occupationnelle en milieu carcéral, auprès de patients souffrants de troubles psychiatriques.

L’Homme se construit à travers ses occupations. Elles l’aident à construire son identité et à se
maintenir en bonne santé. Il est scientifiquement reconnu que la privation occupationnelle est
un facteur de désorganisation psychique et cet impact est encore plus négatif sur les personnes
atteintes de troubles psychiatriques. En prison, cette privation est omniprésente. Alors qu’en
est-il des détenus suivis en psychiatrie ? Le but de cette recherche est de savoir comment, dans
le contexte de privation occupationnelle en prison, l’ergothérapeute accompagne le patient
atteint de troubles psychiatriques. Existe-t-il un schéma de pratique particulier ? Afin de
répondre à ces questions, des entretiens individuels ont été menés, avec des ergothérapeutes
travaillant en psychiatrie en milieu carcéral. L’hypothèse que la pratique de l’ergothérapie en
milieu carcéral est basée sur les modèles occupationnels et leurs outils est proposée. Il en
résulte que la pratique de l’ergothérapie en psychiatrie en milieu pénitentiaire et en milieu libre
est semblable sur de nombreux points. Le travail sur le cadre et les habitudes de vie est lui
modifié. L’hypothèse proposée n’est pas validée, cependant, la pratique des ergothérapeutes
est orientée vers les occupations. Cette recherche amène de nombreux éclairages sur la
pratique de l’ergothérapie en prison qui pourront être approfondis dans le futur.

  • CAVALIER Marion
  • 2020
  • privation occupationnelle pratique ergothérapique troubles psychiatriques milieu carcéral
  • occupational deprivation occupation therapy practice psychiatric disorders prison
  • Man builds himself through his occupations. They help him to build his identity and maintain
    his health. It is scientifically recognized that occupational deprivation is a factor of psychic
    disorganization and this impact is even more negative on people with psychiatric disorders. In
    prison, this deprivation is ubiquitous. So what about inmates under psychiatric care? The aim
    of this research is to find out how, in the context of occupational deprivation in prison, the
    occupational therapist accompanies the patient with psychiatric disorders. Is there a particular
    practice pattern? In order to answer these questions, individual interviews were conducted
    with occupational therapists working in prison psychiatry. The hypothesis that the practice of
    occupational therapy in the prison environment is based on occupational models and their
    tools is proposed. As a result, the practice of occupational therapy in psychiatry in prison and
    in the community is similar in many respects. The work on the framework and life habits is
    modified. The proposed hypothesis is not validated, however, the practice of occupational
    therapists is occupationally oriented. This research brings some clarifications about the
    practice of occupational therapy in prison, which may be explored further in the future.

  • IFE ADERE
  • CAVALIER Marion-587b5a82