L’ergothérapie auprès des sans-abris : une vision plus large de la pratique ergothérapique en France ?

Les personnes sans-abris, nommées dans ce mémoire personnes en situation de rue, font face à de nombreuses conséquences physiques et psychiques, mais aussi occupationnelles à la suite de leur parcours à la rue. Ces problématiques peuvent être un frein lors de la réinsertion dans un logement. Le dispositif « Un chez-soi d’abord » propose un suivi médico-social par une équipe pluridisciplinaire en partant des besoins et des demandes de la personne logée. L’objectif de cette étude est d’interroger le rôle de l’ergothérapeute notamment du point de vue de ses compétences professionnelles, dans ce contexte de réinsertion au logement des personnes anciennement en situation de rue, au sein du dispositif « Un chez-soi d’abord ». Un questionnaire a été conduit auprès de plusieurs professionnels de différents dispositifs en France. Les résultats montrent que l’ergothérapeute partage de nombreuses compétences avec les professionnels médico-sociaux. L’ergothérapeute serait pertinent notamment du fait de son expertise quant à l’occupation. Il pourrait être un professionnel ressource pour prévenir la privation occupationnelle et favoriser le (ré)engagement occupationnel et la justice occupationnelle. Dans la poursuite de cette étude il serait intéressant de questionner les moyens, les outils et les approches mis en place sur le terrain par chaque professionnel, afin de vérifier ou non leur complémentarité auprès de la population dans le dispositif « Un chez-soi d’abord ».

  • Maëlle CHAPIS
  • 2020
  • dispositif « Un chez-soi d’abord » ergothérapie sociale occupation réinsertion au logement sans-abris
  • "Housing First" project social occupational therapy occupation housing reintegration homeless people
  • Homeless people, or in other words, people living on the streets, as shown in this study, face many physical and psychological, but also occupational issues as a result of their street life. These problems can be a handicap when they reintegrate a house. The " Housing First " project proposes a medical and a social follow-up by a multidisciplinary team based on the needs and requests of people who integrate this program.
    The aim of this study is to question the role of the occupational therapist, particularly concerning his professional skills, in the context of people previously on the streets who integrate the “Housing-First” system. Various professionals who come from different systems in France have answered the questionnaire. The results show that the occupational therapist shares many skills with medico-social professionals and that he would be relevant in particular because of his occupational expertise. He could be a professional resource to prevent occupational deprivation and to promote occupational (re)engagement and occupational justice. To follow up with this study, it could be interesting to question each professional about their means, tools and approaches used in their practice, to verify whether or not they are complementary, working with the population in the "Housing-First" system.

  • IFE ADERE
  • CHAPIS Maëlle-9be447f3